Le parquet. C’est l’âme des appartements parisiens. Il craque, il vit, il raconte une histoire. Mais avec le temps, il peut perdre de sa superbe. Rayures, taches, usure… redonner vie à un parquet ancien est un véritable métier. Un art, même. Pour comprendre les secrets d’une rénovation réussie, nous avons discuté avec Alex Korkomaz. Il est le gérant des Ponceurs Normands, une société réputée pour son expertise en Île-de-France. Il nous a ouvert les portes de son savoir-faire. Interview.
Rencontre avec Alex Korkomaz, l’artisan derrière Les Ponceurs Normands
Bonjour Alex. Pour commencer, pouvez-vous nous présenter votre société, Les Ponceurs Normands ?
Bonjour. Avec plaisir ! Les Ponceurs Normands, c’est avant tout une équipe de passionnés du bois. Notre spécialité, c’est la rénovation de parquets et d’escaliers. On ne fait pas de pose. Notre créneau, c’est vraiment de redonner vie à l’existant. On intervient principalement à Paris et en Île-de-France, là où les parquets anciens ont une vraie valeur patrimoniale et esthétique.
Notre mission, c’est de leur rendre leur éclat d’origine. Et on le fait avec des techniques modernes et un grand respect pour le matériau.
C’est un marché concurrentiel. Qu’est-ce qui vous différencie ?
La spécialisation. Et la qualité, sans compromis. On a fait le choix de se concentrer sur la rénovation par ponçage et vitrification. C’est ce qui nous permet d’être EXTRÊMEMENT performants dans ce domaine. Quand on fait appel à nous, c’est pour un service complet et un résultat impeccable.
C’est pourquoi nous investissons beaucoup dans le matériel et la formation. Pour nous, chaque chantier de rénovation de parquet à Paris est une carte de visite. La satisfaction client est notre priorité absolue. C’est aussi simple que ça.
Le processus de rénovation, étape par étape
Entrons dans le vif du sujet. Un client vous appelle. Concrètement, comment ça se passe ?
C’est un processus bien rodé. Tout commence par une discussion et une visite sur site. C’est le diagnostic. Cette première étape est fondamentale. On ne peut pas proposer une solution sans avoir vu le parquet, touché le bois, compris son état. C’est la base de tout.
Étape 1 : Le diagnostic, la clé d’un chantier réussi
Qu’est-ce que vous regardez pendant ce diagnostic ?
Plusieurs choses. D’abord, le type de parquet. Est-ce un massif ? Un contrecollé ? On vérifie l’épaisseur de la couche d’usure, ce qu’on appelle la couche de bois noble. Pour un ponçage, il faut au minimum 8 mm, ce qui est généralement le cas. Mais cela exclut d’office les sols stratifiés, qui ne sont pas du bois et ne peuvent pas être poncés.
Ensuite, on vérifie l’état général : les lames cassées, les taches profondes, etc.
Et surtout, on mesure l’humidité du bois avec un humidimètre. C’est un point non négociable. On ne rénove JAMAIS un parquet humide, par exemple après un dégât des eaux. Il faut attendre un séchage complet. Poncer un bois humide, c’est la garantie d’un résultat catastrophique à moyen terme.
Étape 2 : Le ponçage, un savoir-faire sans poussière
Le ponçage a la réputation d’être un chantier très salissant. C’est encore vrai aujourd’hui ?
Absolument pas ! C’est une idée reçue qui date du siècle dernier (je plaisante à moitié). Aujourd’hui, avec le bon matériel, le ponçage est quasi sans poussière. Chez nous, on utilise des ponceuses orbitales professionnelles de la marque BONA. Elles sont équipées d’un système d’aspiration centrale super puissant.
La poussière est aspirée à la source. C’est un confort incroyable pour le client, mais aussi pour nos équipes.
Le processus lui-même est méticuleux. On réalise quatre passages de ponçage successifs. On commence avec un grain abrasif assez gros pour retirer l’ancienne finition et aplanir le sol, puis on affine progressivement avec des grains de plus en plus fins.
Ce travail en plusieurs passes garantit une surface parfaitement lisse, sans aucune trace, prête à recevoir la finition. C’est le nerf de la guerre pour un rendu final parfait.
Étape 3 : La finition, l’art de sublimer le bois
Une fois le bois mis à nu, il faut le protéger. Quelles sont les options ?
C’est une excellente question, car la finition va déterminer à la fois l’aspect esthétique et la durabilité du parquet. Il y a trois grandes familles de produits :
- La cire : C’est la finition traditionnelle. Elle nourrit le bois et donne un aspect satiné magnifique. Mais elle est fragile, sensible aux taches, à l’eau, et demande un entretien très régulier et contraignant.
- L’huile : L’huile imprègne le bois et le protège de l’intérieur. Elle donne un aspect très naturel, mat. C’est une bonne protection, mais elle reste plus sensible aux agressions chimiques et demande une maintenance avec des produits spécifiques.
- Le vitrificateur (ou vernis) : C’est la solution que nous recommandons dans 99% des cas. Le vitrificateur moderne n’a plus rien à voir avec les anciens vernis qui jaunissaient. C’est une résine, le plus souvent en polyuréthane, qui crée un film protecteur INVISIBLE et ultra-résistant à la surface du bois.
Pourquoi privilégier la vitrification ?
Pour sa performance imbattable. Un bon vitrificateur mono-composant, comme ceux de la gamme BONA que nous utilisons, protège le parquet des rayures, des chocs, des taches et des produits chimiques du quotidien. L’entretien devient un jeu d’enfant : un coup d’aspirateur et une serpillère à peine humide suffisent.
Et sur le plan esthétique, on a aujourd’hui un choix immense : mat, satiné, effet bois brut… On peut obtenir l’aspect de l’huile ou de la cire avec la résistance du vitrificateur. C’est que des avantages.
Les erreurs à éviter et les bons réflexes
Pour nos lecteurs qui entretiennent leur parquet, quels sont les pièges à éviter ?
Le plus grand piège, c’est d’utiliser le mauvais produit d’entretien. On ne nettoie pas un parquet huilé comme un parquet vitrifié. Il faut toujours utiliser des produits adaptés à la finition. Avec un parquet vitrifié de qualité professionnelle, on a plus de liberté, car il est très résistant.
Mais la règle d’or, c’est : jamais de lavage à grande eau ! C’est l’ennemi numéro un du bois. Une serpillère bien essorée, c’est la clé.
Aussi, il faut faire attention aux “recettes de grand-mère”. Le vinaigre blanc ou le savon noir peuvent être très agressifs et, à terme, endommager la finition de votre parquet. En cas de doute, mieux vaut demander conseil à un professionnel. C’est pour ça qu’on a aussi un blog, pour partager ces bonnes pratiques.
Le mot de la fin : l’amour du travail bien fait
Un dernier conseil pour ceux qui hésitent à se lancer dans la rénovation de leur parquet ?
Mon conseil serait de ne pas attendre qu’il soit trop tard. Un parquet qui commence à s’user est beaucoup plus facile à rénover qu’un parquet très endommagé. Et surtout, de faire appel à un vrai spécialiste. C’est un investissement qui valorise votre bien immobilier et améliore votre quotidien.
Un beau parquet, ça change TOUT dans une pièce.
Pour nous, chaque projet est unique. Notre plus grande fierté, c’est de voir le sourire de nos clients quand ils redécouvrent leur sol. Notre engagement, c’est de fournir un travail de la plus haute qualité, dans le respect des délais et du lieu qui nous est confié.
C’est l’ADN des Ponceurs Normands. Vous pouvez nous trouver au 10 Rue de Madagascar dans le 12ème à Paris si vous voulez discuter de votre projet.
Merci beaucoup Alex pour cet échange passionnant et transparent.